
Découvrez The Godfather of Soul nous annoncer la venue du Père Noël dans le ghetto...
Sly and the Family Stone: le Summer Of Love de San Francisco, des titres remplis de messages optimistes comme "Everyday People" ou "You Can Make it if You Try", l’excitant et funky "I Want to Take you Higher" qui soulève les foules à Woodstock en 1969, la "love power generation", les vestes à franges, les chemises à fleurs, un groupe multiracial, (le batteur Gregg Errico et le saxophoniste Jerry Martini sont blancs), l’égalité des sexes (les femmes ne sont plus des faire-valoir, Rose Stone et Cynthia Robinson jouent même sur de véritables instruments de musique), bref toute la panoplie du parfait groupe cool californien y est. Pourtant, en moins de trois ans l’ambiance au sein de ce fabuleux groupe va radicalement changé...
Les Temptations: un groupe primordial pour mieux comprendre la génèse de la musique psychédélique et du funk ? Oui, les Temptations, le groupe aux smokings impeccables et interprète en 1965 de l’innocente love ballad au succès fracassant, «My Girl». Difficile à imaginer pour nombre d’entre nous… Pourtant à partir de 1968, la rencontre du «clean-cut quintet» et d’un jeune producteur avant-gardiste de 26 ans va transformer peu à peu ce pur produit Motown ("The sound of Young America", remember?), en machine funk psychédélique infernale…
Vendredi 17 octobre 2008, Don Cornelius a été arrêté pour soupçon de violence domestique à son domicile de Hollywood Hills. Il a été emmené en prison et relâché sous caution de 50.000 dollars. Don Cornelius ? Vous ne voyez pas ? Le créateur de l’émission où la coupe afro et les pantalons pattes d’éph sont rois ? Toujours pas ? Bon, une petite mise au point s’impose pour évoquer cette personnalité attachante et incontournable de la culture afro-américaine.
Comme le souligne parfaitement Sebastian Danchin dans son Encyclopédie du Rythm & Blues et de la Soul, l’objectif initial du fondateur de la maison de disque Motown a toujours été clair : « faire apprécier du grand public des artistes noirs parfaitement intégrés, porteurs du rêve américain ». Pour cela le visionnaire Berry Gordy n’hésite pas à employer les grands moyens pour éliminer « the smell of the street » de ses jeunes artistes : la création au sein de Motown d’une école du spectacle géré par l’auteur-producteur-chanteur Harvey Fuqua, « Artist Development Department ».
Il n’y a pas que dans la mythologie « rock n’roll » qu’il arrive à un artiste de se faire planter en pleine tournée par ses compagnons de route. Tel un Lemmy Kilminster se faisant évincer par son groupe de hippies Hawkwind, le jeune bassiste Dyke Christian tournant alors avec son groupe The Blazers se fait méchamment congédier en 1965 par les pas encore funky O’Jays qu’ils accompagnent alors en « backup group ». L’anecdote est certes amusante me direz-vous mais encore…Et bien cette petite histoire a sa place dans la grande histoire de la musique afro-américaine…












